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 photo club plourinois

Photographies des membres du club (reproduction interdite)

Expo 2017: "Urgences" à l'hôpital de Morlaix

Vernissage dans le hall de l'hôpital le 20 octobre 2017, en présence de Mme Ariane Bénard, directrice de l'hôpital, Mme Agnès Le Brun, maire de Morlaix, Mme Christiane Mingam, conseillère municipale, Mme Catherine Le Moine, responsable des Urgences, et Mme Rosina Fouler, présidente du Photo Club Plourinois
Vernissage dans le hall de l'hôpital le 20 octobre 2017, en présence de Mme Ariane Bénard, directrice de l'hôpital, Mme Agnès Le Brun, maire de Morlaix, Mme Christiane Mingam, conseillère municipale, Mme Catherine Le Moine, responsable des Urgences, et Mme Rosina Fouler, présidente du Photo Club Plourinois

Vernissage dans le hall de l'hôpital le 20 octobre 2017, en présence de Mme Ariane Bénard, directrice de l'hôpital, Mme Agnès Le Brun, maire de Morlaix, Mme Christiane Mingam, conseillère municipale, Mme Catherine Le Moine, responsable des Urgences, et Mme Rosina Fouler, présidente du Photo Club Plourinois

Expo 2017: "Urgences" à l'hôpital de Morlaix
Expo 2017: "Urgences" à l'hôpital de Morlaix
Expo 2017: "Urgences" à l'hôpital de Morlaix
Expo 2017: "Urgences" à l'hôpital de Morlaix
Expo 2017: "Urgences" à l'hôpital de Morlaix

UN SERVICE D'URGENCES

Dans un service d'urgences, tout ne se passe pas toujours comme dans une série télévisée...

Les moments forts, spectaculaires, « télégéniques » ne sont pas si fréquents, et c'est heureux !
La médecine d'urgence, qui pourrait être définie comme la « médecine des premières heures » est faite d'angoisse,d'attente, de « coups de feu » lors de l'arrivée massive de blessés ou de malades, d'heures de pointe, malheureusement rarement suivies d'accalmie durable...

Pour les soignants, l'obsession est de ne pas passer à côté d'une pathologie aiguë, de ne pas négliger une pathologie chronique méconnue, de ne pas faire attendre un patient en danger.
On doit, dès l'accueil, « prioriser », « hiérarchiser » les urgences, hospitaliser quelqu'un qui doit l'être, et aussi savoir refuser une hospitalisation inutile, assurer un relais avec le médecin traitant, la maison de retraite, la famille.

C'est aussi et surtout de prendre en charge l'impatience du patient, son angoisse, sa douleur, son agitation ou son agressivité parfois.
Tout cela prend du temps, exige de l'écoute, de la disponibilité, de la patience. Toutes choses dont on manque cruellement en situation d'urgence...

On voudrait être disponibles auprès du patient et on passe un temps énorme au téléphone : pour joindre le médecin traitant, la famille, négocier la venue d'un spécialiste, la réalisation d'un examen, surtout pour trouver un lit d'hospitalisation lorsque cette dernière est nécessaire !

Le téléphone est le premier outil de travail de l'urgentiste !

Pour le patient, un service d'urgence est un lieu d'attente (on ne va jamais assez vite..., pourquoi une personne arrivée après moi est-elle prise en charge avant ?), d'angoisse (qu'est ce qui m'arrive ?), de douleur (cette fameuse douleur est de loin le premier motif de recours aux services d'urgence).

Un service d'urgences, c'est une véritable « usine » dans laquelle se retrouvent des soignants bien entendu (médecins, infirmiers, aides-soignants) mais aussi agents de ménage, agents de sécurité, forces de police, agents administratifs....

Les services d'urgences hospitaliers restent, avant tout la PORTE OUVERTE lorsque toutes les autres sont fermées ; le soir, la nuit, le week-end . Porte ouverte pour ceux qui n'ont pas d'autre recours aux soins (démunis, gens du voyage...) ; pour ceux qui n'ont pas les moyens de financer les soins dans le circuit libéral , pour tous ceux dont les services de soins, ne veulent, ou ne peuvent assurer la prise en charge : personnes âgées dépendantes, fins de vie, mais
aussi alcooliques ou toxicomanes.
Tous ceux qui ne peuvent, pour une raison ou une autre, avoir accès à d'autres formes de soins:  médecins traitants injoignables en dehors des heures ouvrables, rendez-vous trop lointains, mais aussi absence de médecin traitant, précarité sous sous toutes se formes, etc...

Indiscutablement, à l'heure actuelle, les services d'urgence constituent une nouvelle forme de recours aux soins, exactement comme les magasins « grande surface » seraient appelés à remplacer l' »épicier du coin » !

Aux urgences, on trouve tout, ou du moins on croit pouvoir tout y trouver... du chirurgien au cardiologue, de l'échographie au scanner ou à l'IRM.

Certes, mais le prix à payer est lourd : celui d'une affluence croissante et de délais d'attente importants !
LE TEMPS , TOUJOURS LE TEMPS !

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